Attention ! Composez le : 17 en cas de danger immédiat - 114 si vous avez des difficultés à entendre ou à parler.

Agir contre les maltraitances des personnes âgées et des adultes en situation de handicap

faire un  don
Shadow
Slider

+ Classer les maltraitances

ENJEUX

Le terme de maltraitances, qu’il faut décidemment utiliser au pluriel, recouvre une multitude de situations.

Le classement de cette multitude est indispensable pour mieux identifier les facteurs d’influence, et surtout déterminer les actions les plus efficaces, les uns et les autres étant très divers d’une situation à l’autre.

Ce classement implique un travail de recherche, interdisciplinaire, à la fois quantitatif et qualitatif, impliquant les acteurs concernés, pour décomposer la multitude selon différentes dimensions ; cette recherche est particulièrement attendue en France.

Une nouvelle proposition (« caractérisation ») vient d’être adoptée par la Commission Nationale de Promotion de la Bientraitance et de lutte contre les Maltraitances (LIEN voir la page : « classer »).

Commentaires

Certaines dimensions de la classification proposée par la Commission Nationale appellent généralement une réponse unique : par exemple lieu de survenue (2), victime (3), responsabilité (5) ; d’autres impliquent généralement plusieurs réponses pour une même situation : par exemple « nature des actes ou des omissions » (1), ou actions correctives (7).

La dimension « Typologie » mélange en réalité :

–  des mécanismes de production (négligences, abandons, privations ; Discriminations ; Exposition à un environnement violent.) ;

– des conséquences (physiques ; sexuelles ; psychologiques ; matérielles et financières).

Le non-respect des droits des personnes, en particulier les restrictions de libertés, est difficile à individualiser en l’état, entre « privation » et « discrimination » ;

Les maltraitances liées aux soins (parfois dites « médicales » ont perdu de la lisibilité par rapport aux classifications antérieures ;

Le classement d’une situation de maltraitance demande du temps : certaines caractéristiques sont évolutives (à l’évidence : actions correctives, par exemple) : selon le moment où ce classement est opéré, certaines caractéristiques peuvent être absentes ou instables ;

les caractéristiques peuvent être différentes, selon qu’on recueille la parole de la victime ou de l’appelant (sa perception) ou celle d’autres témoins (proches ou professionnels) ;

Certaines dimensions mises en avant dans la « Note d’Orientation » de la Commission n’ont pas été reprises (en particulier l’intentionnalité des faits) ;

Les 7 dimensions résultent de propositions issues des nombreux participants à la Commission, mais en l’état, la combinaison des différentes réponses possibles à ces 7 dimensions conduit à un nombre dissuasif de catégories : il reste à définir des catégories cohérentes, communément retrouvées dans les faits, ayant des origines communes et surtout pour lesquelles les actions efficaces sont identifiées : il reste donc à confronter ces propositions à la réalité des maltraitances (validation).